BOIS CROISÉS - Plume et encre de chine - 21x28,2cm.

Pour sortir de l’image projection.
Dessiner le réel sans repentir, sans esquisses préalables,
sans essayer de gommer les traces qui s’immiscent entre
la volonté et le dessin. Transmettre la réalité du monde
par le témoignage de toutes les étapes qui fondent l’image
et ainsi, non écrire sur la fertilité, mais avoir une écriture fertile.
Commettre une collision-dialectique de différents états du dessin.
Eprouver le réel en combinant les questions de limite et de frontières.

Et parce que les outils plastiques, voulant tracer la réalité, se nomment:
POINT TACHE EMPREINTE MARQUE PLAN PAPIER LIGNE GRIFFE ENCRE

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Le vent les déposent et les soulèvent.
Ils s’entremêlent, se croisent, se chevauchent, se superposent, se cachent.
Les racines s’y glissent et la neige y tombe.
La brindille et la feuille reposent sur le sol.
Elles se lient et deviennent ce paysage accidenté.
Sec et vert, le bois est compact, il craque sous nos pas.
Didier Blondeau nous amène devant l’épaisseur du sol.
Le temps du détail créé ici espace et matière.
Les noirs et les blancs existent et dialoguent à travers cette densité.
Coupures et reprises, le trait fait le rythme.
Petits et grands intervalles, sa musique est là.

Elodie Houël, 2009.

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